Logo spotify.pngTout en travaillant sur mon speach sur les modèles économiques des programmes de fidélisation pour une prochaine conférence, je suis tombé sur une news qui concerne la plateforme de diffusion de musique Spotify.com. La strat-up a vu son chiffre d'affaire passer de 18 millions à 99 millions de dollars. Super ! Sauf, que dans le même temps le coût des droits est passé de 30 à 102 millions, sur la bonne courbe donc, mais les pertes sont passées de 26 millions à 42 millions. Bref, plus la plateforme a du succès, plus les pertes augmentent. La composition de ces pertes offre malgré tout une porte de sortie par une augmentation drastique le nombre de contacts actifs dans la base, combinée à une vraie maîtrise des frais de gestion, mais le futur R.O.I. est loin d'être assuré.

Le lien avec mes sujets fid favoris est le suivant : Si vous ne maîtriser pas parfaitement les paramètres de votre « business model » et que le poste « programme de fidélisation » est considérer comme un centre de coûts, combien de temps pensez-vous qu'il sera soutenu par la direction générale ?

La question paraît basique, mais j'ai pourtant effectué des missions de modélisation économique sur des programmes de fidélisation qui fonctionnaient depuis plusieurs années. Le monde à l'envers pour les pro de la fidélisation qui savent bien que le modèle économique précède le lancement. Certe! Sauf que depuis le programme, l'entreprise et le monde qui l'entoure ont telement évolué que le management repose régulièrement la question du retour sur investissement.

Au final, outre l'aspect "impact  immédiat sur le CA" qu'il est toujours de bon ton d'être en mesure de démontrer, apparaissent d'autres questions comme quelle est la valeur du R.O.R. (Return On Relationship) pour l'entreprise ? Comment en mesure-t-on l'impact sur l'image de marque ? Quels avantages en tirez-vous en terme de communication ciblée (coût réponse vs coût contact) ? etc...

Bref, les éléments clés qui mettront du poids dans votre balance lors du prochain arbitrage budgétaire. Pensez-y !