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jeudi 22 mars 2012

"The business model nightmare"

Logo spotify.pngTout en travaillant sur mon speach sur les modèles économiques des programmes de fidélisation pour une prochaine conférence, je suis tombé sur une news qui concerne la plateforme de diffusion de musique Spotify.com. La strat-up a vu son chiffre d'affaire passer de 18 millions à 99 millions de dollars. Super ! Sauf, que dans le même temps le coût des droits est passé de 30 à 102 millions, sur la bonne courbe donc, mais les pertes sont passées de 26 millions à 42 millions. Bref, plus la plateforme a du succès, plus les pertes augmentent. La composition de ces pertes offre malgré tout une porte de sortie par une augmentation drastique le nombre de contacts actifs dans la base, combinée à une vraie maîtrise des frais de gestion, mais le futur R.O.I. est loin d'être assuré.

Le lien avec mes sujets fid favoris est le suivant : Si vous ne maîtriser pas parfaitement les paramètres de votre « business model » et que le poste « programme de fidélisation » est considérer comme un centre de coûts, combien de temps pensez-vous qu'il sera soutenu par la direction générale ?

La question paraît basique, mais j'ai pourtant effectué des missions de modélisation économique sur des programmes de fidélisation qui fonctionnaient depuis plusieurs années. Le monde à l'envers pour les pro de la fidélisation qui savent bien que le modèle économique précède le lancement. Certe! Sauf que depuis le programme, l'entreprise et le monde qui l'entoure ont telement évolué que le management repose régulièrement la question du retour sur investissement.

Au final, outre l'aspect "impact  immédiat sur le CA" qu'il est toujours de bon ton d'être en mesure de démontrer, apparaissent d'autres questions comme quelle est la valeur du R.O.R. (Return On Relationship) pour l'entreprise ? Comment en mesure-t-on l'impact sur l'image de marque ? Quels avantages en tirez-vous en terme de communication ciblée (coût réponse vs coût contact) ? etc...

Bref, les éléments clés qui mettront du poids dans votre balance lors du prochain arbitrage budgétaire. Pensez-y !

lundi 12 décembre 2011

Le grand n’importe quoi des nouvelles pratiques du web!

Dans mon article Nintendo une marque qui joue avec sa e-réputation j’avais déjà attiré votre attention sur les pratiques de « blog seeding ». Voici un nouvel épisode croustillant de ces pratiques que certains pseudo gurus pensent pouvoir proposer à des marques qui ne réfléchissent pas toujours aux conséquences de leur pratiques.

Pour ceux qui s’en souviennent, grâce à mon article sur la pub de la française des jeux citant Nintendo, mon blog a reçu (et reçoit encore !) des tas de commentaires élogieux (52 !), mais malheureusement sans valeur car manifestement issus de robots.

Voici donc que ces derniers temps à deux reprises, j’ai reçu la même journée :
« Bonjour très bon billet … blabla … Par ailleurs, je détiens un site en ligne sur le prêt à taux zéro … » sous un autre article « Bonjour super billet … Aussi, je détiens un website sur le pret a taux zero + qui se charge de … » ou encore « je n'adhère pas à avec ce que vous décrivez. A propos, je possède un website sur le prêt à taux zéro de 2011 » avec bien entendu à chaque fois un prénom différent.

La question est la suivante : Comment une entreprise peut penser construire une relation commerciale sur un mensonge flagrant ?

A mon humble avis, on est loin de la moindre efficacité et potentiellement dans la mise en danger de l’image. Pour le reste, c’est à vous de voir !

lundi 3 octobre 2011

Nintendo une marque qui joue avec sa e-réputation !

Il y a quelques temps déjà j’avais publié un article sur la pub de la Française des Jeux qui faisait plus penser à Nintendo qu’à nos bons vieux jeux de grattage. Depuis c’est manifestement devenu de loin mon article le plus populaire. Loin de moi l’idée de penser que j’ai été frappé d’un coup de génie lors d’écriture du dit article, mais là quel succès !

Au premier commentaire, je me suis dit « super ! ». Au second, « cool ». Au troisième, « étonnant ». Au quatrième, « c’est pas normal ! ». D’autant que bon nombre de ces remarques, faites en Anglais, n’ont manifestement aucun lien avec l’article sur la Française des Jeux.nintendo.jpg

Plus de doute, l’explication est bien plus dans les pratiques de « blogs seeding », que dans mon pseudo génie ! Snif ;-) En fait, une marque comme Nintendo, investi manifestement beaucoup pour surveiller sa e-réputation et faire prendre la parole sur les blogs où le mot « Nintendo » apparaît. Si vous avez eu l'occasion de lire le livre blanc d'Hervé Bloch, "Les 7 péchés capitaux du marketing digital", vous serez d’accord que c'est manifestement un péché de paresse.

De cette courte expérience, nous pouvons déjà tirer quelques leçons :

1.

vendredi 30 septembre 2011

Une marque pas comme les autres

Logo No-AD.jpgAutre source d’étonnement trouvée aux Etats-Unis est une marque : NO-AD, pour « Not Advertised » littéralement « sans publicité ». La promesse est simple « on ne fait pas de pub et donc on est moins cher ». Ce qui est effectivement le cas, mais interpelle l’homme de marketing que je suis. Comment développer une marque sans faire de pub, ou à minima en laissant croire que l’on en fait pas. Drôle d’idée !

NO-AD produits.JPG

La clé est donc dans la distribution, sans PLV, cela va de soit. De retour à l’hôtel, par curiosité, j’ai quand même vérifié s’il s ont un site web. C'est la cas, mais on est comme pour le reste à stricte minima. Par contre, ce qui me frappe lors de cette recherche est le nombre de liens de distributeurs des produits NO-AD . Une présence web aussi large que dans les « Pharmacy » (grand fourre-tout qui mélange produits pharmaceutiques, alimentation, boissons, etc…) dans les rues des villes américaines.

La question que je me pose est simple : doit-on allez jusqu’à renier la publicité dans le nom de la marque ? N’est-ce pas se tirer une balle dans le pied ?

A vous de juger.

vendredi 1 octobre 2010

Importance des contenus dans la communication relationnelle

Le magazine Marketing Direct m’a demandé un « avis d’expert » au sujet de l’importance des contenus dans la communication relationnelle. Voici donc en avant première l’article en question. Une occasion d’interagir et d’enrichir le débat:

Relation à la marque : la « zap attitude »
C’est un lieu commun de dire que les habitudes de consommation de la communication ont changées. Si l’on superpose l’attitude d’un consommateur issu de la « génération du tout jetable », à la manière dont il exploite Internet avec le développement des outils mobiles, il s’avère que les vielles habitudes marketing ne sont plus forcément adaptées à la nouvelle donne.

L’adage « sur Internet vos concurrents ne sont qu’à un clic » est donc plus vrai que jamais. La convergence entre le numérique et la multiplication des supports pose une problématique réelle sur les contenus de manière de plus en plus aiguë dans la communication des marques.

En matière de marketing relationnel, quel contenu permettra à la marque de garder le contact avec un consommateur zappeur submergé d’informations ?

Des contenus de qualité, une communication fréquente, mais pas trop …
Une première catégorie d’entreprises est constituée de celles qui ont une actualité régulière, comme par exemple les voyagistes on-line. Intrinsèquement les promotions et la multitude de destinations permettent d’envoyer régulièrement une ou plusieurs versions d’e-newsletters. 9a15cb45b3e724f3e760cec97c7907d4.jpg
Le challenge pour des marques comme Voyages-SNCF et les autres, est de ne pas lasser le destinataire d’e-news. Voyages-SNCF veille d’ailleurs à varier la fréquence en fonction du comportement de l’internaute.

À l’opposé, de nombreuses marques ne disposent pas de cette « actualité ». Pour elles, la question des occasions légitimes de contact se pose.

Faute de disposer d’un contenu suffisamment varié en interne, une marque peut s’approprier un territoire de communication pour profiter de son image, de sa dynamique pour en faire le fil rouge de sa communication relationnelle
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C’est par exemple le cas de BNP-Paribas avec le cinéma. Une thématique qui permettrait de communiquer avec une fréquence hebdomadaire sur le box-office, les sorties de films, l’actualité des stars, etc. C’est d’ailleurs ce que Cinetop.fr ou Allociné proposent.

Innover dans la forme pour valoriser le contenu

L’innovation permet de faire bouger les lignes. La presse quotidienne gratuite, par exemple, a réussi à changer les habitudes de consommation de la presse.

Côté Web, les formes modernes de communication on-line que sont les Widgets, les flux RSS, les video-mails et autres web-TV sont en plein développement.

D’autre part, le web 2.0, les blogs et outils associés font des consommateurs eux-mêmes des producteurs de contenu. Mais dans ce cas, ils échappent au contrôle des marques.

Face à tout cela, sans boule de cristal, il est prévisible que les spécialistes qui maîtrisent le fond, la forme et les savoir-faire nécessaires ont de beaux jours devant eux !

lundi 25 mai 2009

Le placement produit: un nouveau canal de communication?

Ca y est le CSA a autorisé le « product placement » dans les productions françaises !

Pas à proprement parlé d’un nouveau canal de communication, mais plutôt nouvelle exploitation publicitaire d’un canal existant, le placement de produit va faire sont apparition dans les films et feuilletons français.

La technique n’est pas nouvelle et l’industrie cinématographie américaine s’y est mise il y a bien longtemps, mais en France, c’est une véritable révolution c’est une véritable révolution culturelle !

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Youpieeee ! Moins sexy que la montre oméga de James Bond, on va pouvoir admirer un gros plan d’un verre de Steradent en plein milieu de Navaro ;-), faire dire à Nagui que pour rester connecter avec ses copains People il utilise son Nokia ;-0, suggérer que la bonne humeur de Joséphine Ange Gardien est due à une bonne dose de Prosac … ah, ça non ! La pub pour les médicaments reste interdite, de même que le placement produit pour les marques d’alcools ou le tabac.

Vu l’absence d’interactivité, cela s’inscrit plus dans une démarche global média que dans du véritable multi-canal. Ca complique un peu le média planning, mais c’est comme en terme de comm 1+1=3, cela ouvre un champ assez riche de combinaisons d’actions. Reste plus qu’à convaincre les annonceurs, qui en cette « période faste » ne seront sans doute pas les premiers à tirer. Alors de là à compenser les pertes de revenus publicitaires, il y a de la marge !

vendredi 9 janvier 2009

Free comme le 4ième opérateur

Ca y est ! Free sera le 4ième opérateur de téléphonie mobile.

1534785166.JPGDans un article paru sur L’express.fr Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, la maison mère de Free, déclare « Nous sommes légitimes comme 4e opérateur mobile ».

1758776655.jpgJe découvre avec une certaine surprise qu’il y a quelqu'un qui répond chez Free ! ;-) Enfin au moins à une journaliste qui a sans doute « appuyez sur la touche étoile ».

Mais trêve de plaisanterie, si sur papier, je reconnais que techniquement Free est sans doute la meilleure offre du marché. Des mois de galère, avec le SAV de Free, posent la question de la définition de ce qu’est un opérateur et des services qu’il doit être à même de prester.

L’offre du nouvel sera sans doute alléchante mais si l’expérience client est au même niveau que celle que Free propose en tant que F.A.I. on risque fort d’assister à des allez-retours de clients de déçus par la pauvreté du SAV.

Cela dit, on peut rêver d’une prise de conscience de l’importance de l’expérience client ET d’une offre de services au top. Mais du rêve à la réalité ou si j’en crois mon expérience de la réalité au cauchemar, du chemin et de la patience.

mardi 8 juillet 2008

"emailing" serait une marque française !

Pas vraiment du jamais vu, mais on hallucine quand même un maximum !

On trouve sur le site de ZDnet l’article annonçant la catastrophe :

« Stratégie - Panique sur le secteur du marketing direct : le terme « emailing » est devenu une marque déposée par la société Ludopia, qui compte faire valoir ses droits. Son utilisation serait à l'avenir soumise à une licence sur internet et sur d'autres supports. »

Mieux ! Je viens de faire la vérification sur www.icimarque.com d’autres mots génériques sont dans le même cas : e-business par exemple.

Bref un petit malin à réussi à déposer le terme « emailing » comme une marque française et l’INPI à accepté que ce terme que beaucoup utilise tout les jours depuis de nombreuses années soit une marque donnant ainsi un droit de propriété intellectuelle sur ce mot.

Bravo, beau boulot ! Il y en a qui se sont fait virer pour moins que ça !

Très bientôt, d’autre déposeront les mots « France », « internet » … je leur propose aussi « délire », « incompétence ».

Tout ceci ne serait que ridicule si cela n’avait pas déjà des conséquences sur le business de certains.

PS: N’hésitez pas à signer la pétition lancée par MessageBusiness

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